Les Roro

Anvers – Zarate

Le Roro (roulier) est un navire qui est utilisé pour transporter des véhicules pouvant accéder directement sur le bateau au moyen de rampes d’accès. Roro est un raccourci de l’anglais Roll-on, Roll-off.

Nous avons choisi de passer par SeaBridge, spécialisé dans le transport de Motorhomes et ma foi, cela s’est très bien passé. Nous avions rendez-vous pour le 27 août 2015, au terminal d’Anvers, afin de déposer notre camion. Auparavant, tout c’était réglé par internet avec Bart De Kok, le contact d’Herfurth Logistics à Anvers. SeaBridge n’étant que le transitaire, c’est Grimaldi qui s’occupera du transport maritime en lui-même.

Auparavant, SeaBridge nous avait transmis une documentation (en anglais) concernant l’assurance du véhicule pendant le transport, la chronologie des opérations depuis la réservation jusqu’à la livraison en Amérique du Sud, la préparation du véhicule, le plan de l’Euro Terminal (lieu de dépôt), la liste des documents à présenter (passeport, permis de conduire, carte grise, assurance et le N° de référence du fret reçu par mail d’Herfurth Logistics).

Nous nous sommes donc présentés à l’entrée de l’Euro Terminal Kaai 1333, vers 10 h. C’est relativement facile à trouver (sortie 10, de l’autoroute E45) malgré la fourmilière que représente ce port d’Anvers, 2ème port européen après Rotterdam. Une fois le camion stationné, nous nous sommes présentés au bureau d’enregistrement Grimaldi, situé à quelques dizaines de mètres, sur la gauche. Au guichet, il n’a fallu que quelques instants pour passer à l’étape suivante : l’inspection du camion ! La pesée est effectuée dès l’entrée dans l’enceinte portuaire par un employé qui fait le tour du camion, inspecte les roues (je rappelle que le camion doit être propre sous peine d’être refusé) et m’indique la place que je dois rejoindre pour garer le véhicule… J’ai oublié de préciser que dans l’enceinte portuaire, une seule personne est autorisée à rentrer, habillée du gilet jaune de sécurité.

 

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Je me gare donc derrière 3 autres camping-cars à quelques mètres de l’entrée du terminal ! En résumé, tout nous a semblé très, voire trop, facile… Toutes les opérations ont été effectuées dans un périmètre très restreint (200 mètres, et encore…) et avec une rapidité étonnante, tout juste 40′, en prenant son temps !

Nous jetons un dernier coup d’œil à notre Pépère qui doit attendre le Grande Atlantico afin d’embarquer à destination de l’Argentine… départ prévu le 29 août 2015. Le plus étonnant, c’est que nous n’avons toujours rien payé !!!

Quelques jours plus tard, un mail nous indique que le camion est bien parti, mais le 30 août, et non sur le Grande Atlantico mais sur le Grande Congo !

Récupération du camion en Argentine

Pour rappel, nous avons déposé notre camion à Anvers le 27 août 2015. Il devait embarquer sur le «Grande Atlantico» puis SeaBridge nous a informé que finalement il partait sur le «Grande Congo» et ce n’est finalement que quelques jours avant l’arrivée à Zarate que nous avons appris qu’en fait, il débarquerait du “Grande Africa» !!!
Et, la date d’arrivée prévue est passée du 25 septembre pour une arrivée effective le 7 octobre !!! 12 jours de retard, plus d’un tiers du temps initial prévu pour la traversée…
Notre contact au niveau de la Grimaldi a été Pablo Jedlinski, Plate Logistics à Buenos Aires. Nous nous sommes déplacé deux fois dans leurs bureaux pour fournir les pièces demandées et payer la facture salée (environ 1500 dollars, en contrepartie, nous nous sommes occupés de rien sur place à Zarate).

Le jour J, nous avons été prévenu à 10h30 qu’il fallait être sur place à 14h pour la récupération du camion. Pour ceux qui connaissent Buenos Aires, ils savent que c’est pratiquement impossible… Nous avons demandé un délai de deux heures qui nous a été accordé par Pablo. Et là, branle-bas de combat à l’appartement. : à 11h15, nous « décollions » de notre chez nous, momentané… 30’ de métro pour arriver rue Catamarca au terminal Chevallier et sauter dans le bus 194 directo (repère N° 3) pour Zarate. Quand on précise direct, en argentin c’est semi direct : le bus s’est en fait arrêté des dizaines de fois pour faire monter ou descendre des passagers. Une heure pour sortir de Buenos Aires, puis enfin le bus s’engage sur l’autopista . Ah, j’oubliais, le prix du ticket de bus, 47 pesos (environ 3 €) ceci explique peut être cela… Pablo nous avait conseillé de prendre un remis, sorte de taxi banalisé, pour un montant de 100 € !!!

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Finalement, le bus arrive à Zarate centre, vers 14 h. Nous sautons dans un taxi, un vrai, qui nous dépose, pour 54 pesos, à la porte principale du terminal Z, là où nous devons retrouver notre camion… Sur place, nous avions un contact (Alejandro Monti) qui s’est occupé de tout et même pour lui, cela n’a pas été simple ! J’imagine si nous avions été tout seul…

Trois heures plus tard, et oui quand même, on voit notre Pépère s’avancer vers nous tranquillement, juste au moment où un type en costard cravate arrive pour parler vélo : il avait vu sur la carrosserie l’autocollant avec un vélo, et comme lui-même pratiquait le cyclisme route et VTT, il voulait savoir si j’en faisais aussi ! Du coup, on l’a fait rentrer dans la soute pour qu’il voit la bête ! Très impressionné le gars !

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Pendant ce temps là, Valérie, disposait les deux bandes réfléchissantes à coller horizontalement sur l’arrière du camion, ainsi que le disque de vitesse maximum à 110, que nous avions acheté quelques jours auparavant à Buenos Aires dans un magasin de fournitures automobiles.

Sinon, le camion nous a été remis dans le même état que nous l’avions donné à Anvers : pas de vol, pas de casse…

A 19h30, nous étions de retour à l’appartement. Finalement, on se gare dans une avenue proche de notre location et plutôt que de prendre la route immédiatement, nous décidons de dormir une dernière nuit dans l’appartement. Le lendemain matin, nous nous levons à 6h pour un départ effectif à 7h (autorisation de stationner dans les rues de 21h à 7h).

Fin de ce chapitre…

 

 

 

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