Chos Malal – Varvarco

Pas grand chose sur la ruta 40 jusqu’à Chos Malal : une sortie vélo en direction du volcan Lanin, puis la grande ville de Zapala pour faire les pleins (carburant et alimentation).

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Le volcan Lanin, 3700 m.

Une nuit à Las Lajas mais toujours impossible d’aller au camping (entrée trop étriquée) et de plus, l’entrée nous semblait bien trop chère…

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Un bon bivouac sur la route de Chos Malal.

En ce moment, il y a vraiment un manque d’eau : presque tous les rios sont à sec !

Le choix d’une pause à Chos Malal s’impose à nous pour une bonne raison : nous sommes le 3 mars et demain, c’est l’anniversaire de notre fille Déborah ! Il nous faut trouver du wifi pour pouvoir le lui souhaiter. La particularité de cette ville est qu’elle se trouve à la moitié du nouveau tracé de la ruta 40…

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Monument matérialisant le milieu de la Ruta 40

Cette petite ville de 15 000 âmes n’a pas trop bonne réputation chez les voyageurs : bruyante, bruyante et….. bruyante !!! Pourtant, à l’office de tourisme, l’employée nous vante le calme et la tranquillité de Chos Malal. Et le wifi ? Oui, nous en avons trouvé sur la place San Martin et Sarmiento, gratuit, ouvert et plutôt de bonne qualité.

Nous passons deux journées en ville, sur la place, à mettre à jour le site, chercher des renseignements sur la suite du voyage, téléphoner à la famille et surtout souhaiter un joyeux anniversaire à Déborah !

Le  soir venu, nous émigrons à 3 ou 4 kms, au nord de la ville sur un parking ou se trouve un sanctuaire dédié à la gloire Gauchito Gil… Pas le grand luxe, mais on évite le bruit des motos, voitures, sonos du centre ville…

Cookie, qui vieillit aussi, s’est blessée à une patte et là-haut sur notre parking, nous pouvons la sortir prendre l’air : elle reste tristement couchée…

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Pauvre Cookie qui ne peut plus bouger.

Samedi 5 mars, nous décollons pour le Parc Provincial Domuyo (volcan, bains thermaux, geysers…) situé au nord de Chos Malal et accessible par la RP43. Pas mal de kilomètres  suivant la personne que l’on a en face de soi et une bonne partie en ripio ! Mais tout le monde nous affirme que c’est possible avec notre camion…

 

Le temps est toujours superbe et j’en profite pour rouler pendant que la route est encore asphaltée.

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Fin de l’entrainement, je monte dans la voiture balai !

Avec une grosse pensée pour Romain Guyot (Vendée U), coureur très prometteur de 23 ans, décédé le 3 mars lors d’un entrainement, renversé par un camion…

 

Place à la piste, maintenant : tout d’abord, Andacollo et son monument gigantesque à la gloire de la Mère Patrie, puis Las Ovejas, ancien pays du mouton et enfin Varvarco, dernière village avant le Parc en lui-même.

 

 

Les paysages sont à couper le souffle, l’horizon est infini et les montagnes sont tellement immenses que l’on a vraiment l’impression d’être si minuscule que l’on se demande si l’on existe vraiment ! Le ruban qui fait figure de piste est si insignifiant dans cette Cordillère du Vent, qu’il me semble voir le mètre-ruban abandonné par une couturière lors de la confection d’une robe plissée pour la femme de Gargantua !!!

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La femme de Gargantua est juste derrière !

 

En entrant dans cette dernière enclave de vie, nous stoppons au d’informations touristiques et on nous fournit un petit plan représentant les 32 derniers kilomètres de piste avant les Thermes de Domuyo. On nous prévient que la piste, chemin, sentier, je ne sais pas trop quoi lui donner comme nom, est difficile : beaucoup d’épingles à cheveux, des pourcentages accentués, qu’il ne faut pas avoir peur du vide, et que nous devons faire preuve de prudence…

Allez, c’est parti : finalement, la première partie est relativement bonne, et c’est assez large pour pouvoir croiser un autre véhicule, mais en ce dimanche, nous sommes tout seuls !

 

 

Une vingtaine de kilomètres plus loin, la portion difficile mentionnée sur la carte se profile devant nous : d’abord un 1er pont de 2.70m de large et pas de tonnage maximum indiqué ! On se présente bien en face : le pont en bois tient bon et grâce aux indications de la co-pilote cela passe de justesse, seulement 7 à 8 centimètres de chaque côté !!!

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Premier pont dans un décor superbe !

 

Une fois passé ce premier pont, une pause s’impose !

Puis, dans un décor hallucinant, notre Pépère se joue, de tous les virages en épingle, des pentes prononcées, jusqu’au 2ème pont et là, nous sentons immédiatement qu’il va y avoir un souci : le pont est encore plus vieux que le premier, les planches sont pourries mais le plus grave, c’est qu’il est perpendiculaire au chemin !

Impossible de se présenter bien en face… Les manœuvres n’y font rien, c’est infaisable sans toucher d’un côté ou de l’autre, voire des deux !!! Nous voyons bien des traces de roues indiquant que certains véhicules passent derrière le pont, directement dans le lit du torrent… mais nous sommes seuls au milieu de nulle part et nous décidons, la mort dans l’âme, de rebrousser chemin… retour à Varvarco.

 

Finalement, nous faisons plus ample connaissance avec ce petit village : 800 habitants, pas un mètre de goudron, une petite place centrale avec, chose incroyable dans ce coin perdu, du wifi !

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Avenue principale de Varvarco !

Varvarco a aussi une petite particularité géographique : il surplombe la confluence des rios Neuquen et Varvarco.

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Confluence : à gauche, le rio Neuquen (eau cristalline) et à droite, le rio Varvarco (eau boueuse).

 

Et une chose surprenante, tous les habitants sont employés par la municipalité : untel fait le pain, un autre tient une épicerie, fabrique des briques de terre, s’occupe du camping, d’autres encore entretiennent le gymnase, les rues, vident les poubelles… et deux jeunes sont à l’office de tourisme !!! Surprenant !!!

Dans ces contrées  perdues, les chevaux sont encore la plus belle conquête de l’homme !

Pour clore ce chapitre, nous faisons une nouvelle halte à Chos Malal afin de retrouver Stella et Osvaldo (de Rada-Tilly). En effet, ils étaient en cure aux Thermes de Copahue et ils ont fait 4 heures de voiture (aller/retour) pour passer quelques temps avec nous ! Que de bons souvenirs !!!

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Stella et Osvaldo, avec nous !

 

 

 

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