Malargüe

De Chos Malal à Malargüe environ 340 kms, dont presque la moitié en ripio.Nous faisons le trajet en 2 fois : le 1er jour, nous nous arrêtons juste au moment où la route se transforme en piste. Et je m’aperçois que le réservoir de carburant ne tient plus que par une attache sur les 2 initiales…

Le lendemain, avant d’affronter le ripio, nous essayons de bloquer le réservoir sur le support avec une sangle.

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La sangle chargée de maintenir le réservoir…

Une journée difficile s’annonce pour rejoindre Malargüe avec 2 stress : celui de ne pas perdre le réservoir et le 2ème, c’est qu’on a presque plus de gazole pour effectuer les 140 kms restants !!!

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C’est parti pour le ripio !

De toute façon, si l’on perd le réservoir, plus besoin de gazole !!!

 

5h de route, et de paysages arides mais immenses que nous ne pouvons apprécier pleinement, tellement nous sommes stressés…

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C’est archi-sec !

Puis après avoir traversé le rio Grande, changement de décor :

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Nous allons retrouver de l’eau, pas très claire dans un premier temps…

 

 

 

Et dès notre arrivée à Malargüe, nous trouvons quelqu’un pour ressouder l’attache qui maintient le réservoir en position.

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Remise en place de l’attache réparée.

 

Puis pour passer une nuit tranquille, nous allons à une dizaine de kilomètres au sud de Malargüe : El Dique, au bord de l’eau pour un sommeil réparateur. Hélas, vers minuit une voiture arrive avec 5 jeunes et se stationne à quelques dizaines de mètres du camion avec de la musique, mais pas de berceuse… Au bout d’un moment, excédé, je sors et vais les voir afin qu’ils baissent le son … Ils s’excusent et me disent qu’ils ont fini leur asado et qu’ils s’en vont … Effectivement, 5 minutes après la voiture démarre et le silence revient enfin !

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Malgré une nuit agitée, Cookie a bien apprécié ce petit coin de verdure !

Le lendemain, on s’installe pour une nuit au camping municipal de Malargüe, pour un prix défiant toute concurrence : 65 pesos au total, soit à peine 4€.

En fait, nous y resterons 5 nuits !!!

La faute à des rencontres dignes d’intérêt :

 

D’abord, vendredi soir, à la sortie du Planétarium, nous sommes arrêtés par Michel et Vicky.

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La machine à donner l’heure au Planétarium !

Lui est né à Buenos Aires mais est d’origine Belge et parle le français à merveille. Elle est Argentine et chanteuse de tango, mais elle chante aussi du Piaf ! Sur le parking, elle nous fait un a cappella de « La vie en Rose » ! Magnifique, de plus nous repartons avec un CD dédicacé !!! Merci, merci…

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Sur le parking du Planétarium avec Vicky !

 

Samedi midi, alors que nous commencions à manger, un argentin passe et nous invite à un asado : c’est l’anniversaire de l’un de ses petits fils et toute la famille a investi le camping pour une grande fête …

Un cinquantaine, plus nous deux !!! Et oui, pas question de refuser.

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Notre hôte.
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En fait, il y avait deux parillas.

 

Samedi soir, toujours au camping, un cycliste s’approche : c’est Bryan, un américain qui a reconnu le camion. Nous nous étions vus sur la Terre de Feu, côté chilien. Il était avec 2 français (les Cycl’on). Je me souviens surtout de son fat bike, équipé de gros pneus spécial sable … Encore un verre avec lui à discuter, voyages, vélo et Lance Armstrong…

 

Dimanche midi, notre voisin de camping Nicolas, vient discuter un peu. Nous mangeons ensemble et quand il apprend que sur notre site, nous avons un onglet « École », il nous invite à venir avec lui, lundi, pour visiter une école Rurale…

En fait, Nicolas est prof de sport (entre autre), et il parcours le Pays, d’école en école pour proposer une activité sportive, éducative avec des jeux, ou bien même, il organise des séances de cinéma !!! C’est un véritable sacerdoce, car il fait tout cela bénévolement …

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Lundi, comme promis, Nicolas nous emmène dans l’école rurale de El Charçay, à 15 kms au nord de Malargüe, sur la ruta 40. Voir l’article ici

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Nicolas et moi, de retour à l’école ! Ça faisait longtemps pour moi…

 

Mardi, nous payons le camping et nous apprêtons à partir quand soudain, Nicolas déboule et nous invite à manger en compagnie d’un jeune couple qui voyage en combi (Anita et Sébastian).

Tant pis, on restera une nuit de plus et nous nous joignons à eux. Ces deux jeunes, universitaires tous les deux, vivent de petits boulots : fabrication de bijoux,  font les clowns et les jongleurs, au niveau des carrefours ou feux tricolores.  Ils émanent d’eux , une joie de vivre très communicative ! Dès qu’ils ont assez de sous, ils avancent pour une autre ville …

Un grand moment qui s’achèvera presque à minuit !

Car, de nouveaux convives se sont invités : Javier et Inès, viennent de s’installer à quelques mètres et aussitôt Javier arrive avec une bouteille de vin !!! Tous les 5, ils refont l’Argentine et, font le même constat : le pays va mal … Et nous, nous écoutons et posons des questions, assoiffés… d’en connaitre un peu plus sur ce magnifique pays !

 

Mercredi, avant de quitter Malargüe, nous nous rendons à l’observatoire Pierre Auger, spécialisé dans l’étude des rayons cosmiques à hautes énergie. Cet observatoire est le fruit de la collaboration de 17 pays, dont la France et s’appuie sur un réseau de 1600 détecteurs de surface, dont chaque unité est complétement autonome…

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Le drapeau français, en bonne place…

 

D’ailleurs sur la route qui mène à El Sosneado, il est très facile d’en apercevoir, principalement sur la droite : la distance qui sépare chaque détecteur est de 1.5 km.

 

 

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