Région de Coquimbo

En partant de Los Vilos, nous avons deux options, soit continuer sur l’autoroute 5, très rapide mais aussi relativement cher, soit bifurquer à l’intérieur des terres avec comme premier objectif, Combarbala et son Observatoire « Cruz del Sur ».

Nous choisissons la 2ème option et c’est en deux jours que rejoignons Combarbala. Sur notre route, un petit arrêt à la réserve « Las Chinchillas », qui soit dit en passant ne mérite pas les 8€/personne de droit d’entrée… Deux heures de marche pour ne rien voir, et seulement à l’arrivée, dans une petite salle près de l’administration, des chinchillas en captivité que l’on a pu observer, mais dans le noir !!!

 

Puis après cet épisode chinchillesque, nous arrivons en fin d’après-midi à Combarbala, petite ville tranquille et sympathique. Nous achetons nos tickets qui sont valables plusieurs jours, car en cas de ciel nuageux, les visites de l’Observatoire sont repoussées au lendemain… Mais comme nous sommes dans une des régions au Monde, où le ciel est le plus pur (plus de 300 jours de ciel bleu !) nous sommes confiants !

Les paysages sont superbes :

 

Nous resterons finalement 5 jours stationné devant l’Observatoire à attendre un ciel pur pour une observation optimum !!! Nous sommes bien installés : le wifi de l’Observatoire arrive jusqu’au camion, les toilettes sont à notre disposition, et nous avons la permission de recharger les appareils électriques (téléphones et PC).

 

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En stand-by devant l’Observatoire.

 

Tous les soirs, un groupe de descendeurs (VTT) arrive devant le camion et entreprend la descente vers Combarlala : l’ambiance est bon enfant !

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Le cinquième jour, en nous levant, nous pressentons que cela va être pour aujourd’hui… Le ciel est limpide, d’un bleu presque aveuglant !

 

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Une légère brume dans la vallée mais qui va vite se dissiper…

 

Un petit mot sur l’Observatoire en lui-même : son nom, d’abord, vient de la Constellation la Croix de Sud, la plus petite constellation de l’Univers ! Elle est composée de 4 étoiles disposées en losange et comme l’Observatoire dispose de 4 coupoles d’observation, le nom s’est imposé naturellement…

 

Ensuite, à quoi pouvait servir cette constellation ? Et bien, c’est très simple, dans l’hémisphère sud, point d’étoile indiquant le nord, il a donc fallu aux indiens (Mapuches, Tehuelches et autres…) trouver un point fixe dans le ciel pour indiquer une direction immuable : c’est donc, cette constellation qui matérialise le sud céleste au prix d’un calcul simple… En multipliant par 3, sa plus grande médiane, dans le prolongement de celle-ci, on tombe sur ce fameux point : le Sud !!!

 

Ci-dessous, on peut apercevoir les coupoles dont le toit peut s’ouvrir partiellement afin de pouvoir pointer le télescope dans ciel.

La visite se déroule en petit comité : nous ne sommes que tous les deux, plus le guide ! Cet observatoire est éducatif et touristique à la fois, et est surtout destiné à l’éveil astronomique.

Nous avons pu ainsi observer la Lune, Jupiter, le point noir qui indique le sud, et la boîte à bijoux (un amas d’étoiles plus brillantes les unes que les autres)…

 

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En toute honnêteté, nous pensons que nous n’avons pas perdu notre temps, ici, à Combarbala… Cette approche de l’astronomie, pour des novices comme nous, s’est avérée très intéressante !

 

Nous reprenons notre route, avec des étoiles plein la tête, et cela tombe bien car nous restons dans cette Vallée des Étoiles, qui s’étend de la côte pacifique à la frontière argentine !

Mais cette Vallée des Étoiles est aussi une route du vin réputée et les vignes sont omniprésentes :

 

En cours de route, nous nous arrêtons au niveau du barrage de Puclaro… Dommage, le temps est très couvert et un peu frisquet : on traverse quand même le barrage sur sa largeur, mais les photos ne sont pas ce qu’elles auraient dues être !

La ville centrale de cette vallée est Vicuna, et pratiquement tous les circuits touristiques partent de là. Pas étonnant donc de croiser beaucoup de touristes en déambulant dans les rues.

De belles fresques murales : c’est mieux que les graffitis que l’on peut souvent voir à droite ou à gauche…

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Pour notre part, nous choisissons de nous rendre à Pisco Elqui, petit village célèbre pour son Pisco, que nous avons découvert récemment comme apéritif… et dénommé Pisco Sour !!!

La petite place ombragée de Pisco Elqui :

Nous visitons la cave Mistral dans le village même et pouvons déguster plusieurs Pisco pur, sorte d’eau de vie de raisin…

 

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Non, non, on n’a pas changé de camion !!!

 

 

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Les choses sérieuses commencent !!!

La cave, toujours un moment magique :

 

Et dire que tout ce qui précède vient de ces grappes de raisin !!!

 

Sur cette route viticole, nous faisons une halte « intellectuelle » à Monte Grande, patrie de Gabriela Mistral, prix Nobel de Littérature en 1945, et première femme poétesse à recevoir cette illustre récompense !

L’église de Monte Grande :

 

 

Le petit musée école dédié à Gabriela Mistral :

 

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Même dans la montagne, le profil du visage de Gabriela est présent !

 

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Pour ressortir de cette Vallée, nous sommes obligés de revenir sur nos pas, et nous stoppons pour une nuit à Vicuña, au Terral Hotel & Spa… Le propriétaire de cet hôtel 4 étoiles, accepte les voyageurs autour du monde dans un parking attenant et sécurisé… Lui-même étant un baroudeur hors pair !

On n’ose à peine entrer dans l’hôtel pour demander une place sur le parking !!! Et finalement, nous sommes accueillis à bras ouvert !!!

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Notre emplacement dans le parking sécurisé (enceinte de 3 mètres, caméra…) avec eau et électricité ! A droite, le véhicule de René Terral, le chaleureux propriétaire de l’hôtel.

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Pour sortir de cette Vallée, nous repassons par La Serena, mais pour passer la nuit, nous préférons remonter plus au nord et trouvons notre bonheur dans un parc éolien !

 

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