Huatulco – Oaxaca (02/2017)

Nous avons donc décidé de prendre la direction de l’Océan Pacifique à hauteur de Salina Cruz. Et là, il faut s’accrocher : un vent terrible pire qu’en Patagonie !!! Des champs d’éoliennes sur des dizaines de kilomètres…

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Des milliers d’éoliennes !!!

Les panneaux au bord de la route sont évocateurs… attention au vent latéral !

Et en effet, quelques kilomètres plus loin, nous avons la surprise de voir un semi-remorque nous barrer la route ! Le vent venait de le coucher…

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Les immenses remorques offrent au vent des proies faciles.

Une fois arrivés en bordure de l’océan, nous cherchons un endroit pour bivouaquer mais les chemins d’accès sont assez difficiles : beaucoup de sable, et le vent nous incite à nous replier de quelques kilomètres à l’intérieur des terres… Nous dormons finalement, dans un chemin et passons une nuit très calme…

Le lendemain matin, je sors le vélo pour un entrainement en direction de Huatulco. Valérie doit me rejoindre au bout d’une soixantaine de kilomètres…

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Belle vue en haut d’une côte, sur des baies, au sud-ouest de Salina Cruz !

Mais rien ne se passe comme prévu : en reprenant la route, dès le premier village, Valérie tombe sur un barrage ! Quand j’étais passé en vélo, j’avais bien vu beaucoup d’hommes, mais j’avais cru à un rassemblement “politique”.

Ils annoncent un blocage de 4 heures !!! Valérie essaye de me joindre par Whatsapp, mais comme je suis en pleine montagne, je ne capte rien…

Au bout d’un bon moment, les manifestants décident de lever le camp, pour aller bloquer la route plus près de Salina Cruz. Comme ma moyenne horaire n’est pas fantastique, avec l’important dénivelé, Valérie me rejoint pratiquement où nous l’avions prévu… Tout est OK !

C’est donc en milieu d’après-midi que nous arrivons sur Huatulco, en fait Bahias de Huatulco. Cette ville sur le Pacifique ne compte pas moins de 9 baies et 36 plages !!! Le tourisme n’a pas tardé à s’emparer de ce lieu paradisiaque, mais les hôtels restent, pour l’instant, à taille humaine… Cependant, comme à Cancun, les américains sont ici encore très présents.

Nous échouons donc sur un endroit, abusivement appelé “Trailer Park” à Tangolunda, en fait, un grand parking au milieu des cocotiers, coincé entre un hôtel et un golf. Pas d’électricité, pas de wifi : les seuls points positifs sont l’accès direct à la plage et les douches, bien pratiques après la baignade !

Lors de cet arrêt, nous avions prévu de faire quelques petits travaux d’étanchéité sur le toit du camion et comme je ne me sens pas très bien, c’est Valérie qui s’y colle !

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Le temps se prête aux travaux.

Et à la promenade… Même en n’étant pas en grande forme, je m’efforce de bouger un peu…

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La baie de Tangolunda, en arrière plan, notre domicile…

Et à quelques rencontres : iguanes et lémuriens !

Mais au retour de cette promenade, je ne me sens vraiment pas bien… Au début, j’avais cru à un coup de chaud (genre insolation) mais au bout de 3 jours, il faut bien se rendre compte qu’il y a autre chose !!!

Nous nous rendons donc chez un médecin (vous pouvez admirer la formidable salle d’attente, dans la rue !). Il me prescrit des médicaments pour faire tomber la fièvre (à peine 40°)…

Mais dans la nuit, mon état empire terriblement : tremblements incontrôlables, frissons alors qu’il fait 25° dans le camion… Bref, nous avons tellement peur, qu’à 2 h du matin, nous décidons de nous rendre à l’hôpital…

Nous finissons par arriver à la Croix rouge mexicaine qui accepte de nous recevoir et immédiatement, ils me mettent sous perfusion ! Une heure après, la fièvre est tombée et nous pouvons repartir, nous sans une nouvelle ordonnance pour des examens supplémentaires…

L’échographie révèle une infection urinaire et deux pierres dans la vésicule biliaire ! Ils voudraient presque m’opérer tout de suite, mais suite à plusieurs contacts avec le docteur de notre fille Diane, en France (Dr Fabrice Lepape), nous pensons que la découverte de ces calculs est fortuite et que le problème est plutôt l’infection urinaire sévère.

J’ai tout de même des piqûres à faire (5 au total, une tous les 3 jours). Comme nous allons être obligés de rester plusieurs jours sur Tangolunda, nous louons un scooter pour nous déplacer plus facilement et visiter ce coin bien sympathique.

Nous nous promenons le long de la côte à la visite des plages et nous apprécions ce mode de déplacement… Sans doute que dans le futur, nous achèterons ce genre de moyen de locomotion, bien pratique !

Ci-dessous, les plages :

Nous n’oublions pas les soins et la Croix rouge devient notre 2ème domicile !!!

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Merci à la Croix rouge mexicaine pour leur accueil.

 

Après une petite semaine d’arrêt forcé, nous reprenons la route en direction de Puerto Angel, à 70 kms de Huatulco. En arrivant dans ce petit village, où hippies et nudistes se partagent la place, nous arrachons un fil électrique ! Un gars sort d’une boutique et nous demande l’équivalent de 14 €… Je négocie deux bières fraîches pour le même prix et il accepte !!!

Un petit tour sur la plage très longue et nous nous baignons au milieu des nudistes… Pour notre part, nous n’avons pas franchi le pas !!! Ce sera pour une autre fois…

Après cet intermède plage, nous repiquons à l’intérieur des terres. Nous passons de 0 à 2500 mètres d’altitude en quelques heures, puis redescendons un peu en arrivant sur un tout petit village, San José de Llano. Comme souvent en Amérique du Sud, mais aussi au Mexique, même les petits villages ont les yeux plus gros que le ventre, et possèdent des édifices d’une taille disproportionnée !

A quelques mètres du camion, nous trouvons un docteur qui, pour 10 pesos (soit à peine 0.50 €), me fait ma 3ème injection.

La salle d’attente, au milieu de la réserve d’une supérette, et le cabinet d’un autre âge…

Le lendemain matin, je ressors le vélo : qu’est-ce que c’est bon, ce sentiment de liberté !

Les douleurs abdominales ont pratiquement disparues et nous espérons que notre voyage puisse se poursuivre jusqu’à son terme…

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Ça fait du bien de se sentir libre, en harmonie avec la nature !

C’est pas le tout, ce coup là, nous avons rejoint la modernité en arrivant à Oaxaca, capitale de l’état du même nom.

Une grosse ville, très animée, très bruyante avec beaucoup de circulation… Nous trouvons, non sans mal, une place sur le parking d’un supermarché Chedraoui et partons à la découverte de la ville.

Ci-dessous, le temple Santo Domingo et la cathédale de Notre Dame de l’Assomption, qui permettent au centre ville d’avoir le label “Patrimoine mondial de l’Unesco”.

Comme partout, des marchés artisanaux et sur les places toujours très animées, des cireurs de chaussures !

Deux facettes de la ville : d’un côté, le très typique mercado et de l’autre, les rues piétonnes ultra-modernes…

Notre nuit sur le parking du super-marché aura été très mauvaise (heureusement, il y a les boules Quiès)… Les camions n’ont pas arrêté de passer…

C’est donc, les traits un peu tirés que nous repartons de Oaxaca, une ville qui ne nous a pas trop séduit.

Pour avoir un aperçu de l’imbroglio du trafic, ces deux images où à un carrefour, les véhicules se croisent en X !!!

Nous passons sur les voies de gauche (sur 3 files) tandis que ceux qui viennent d’en face atterrissent sur les 3 voies de droite !!! Incompréhensible… mais typiquement mexicain !!!

Nous prenons maintenant la direction de Mexico et c’est avec une certaine joie que nous retrouvons le calme de la montagne, les cactus…

Un bivouac bien tranquille, au milieu de nulle part, mais à 23 h, une voiture de police sirène et feux opérationnels, arrive à côté du camion !!! Ils nous réveillent à coup de crosse dans la porte… tout ça pour nous demander si tout va bien, si c’est tranquille ?

On a bien envie de leur dire que jusqu’à temps qu’ils arrivent, tout était calme, mais nous restons plus sobres…

Oui, tout va bien, merci !

Et ces petits villages mexicains, qui nous ravissent, où tout est prétexte à faire la fête…

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