L’entourage…

Les réactions

Une fois la décision prise, il bien fallu l’annoncer à notre entourage. D’abord le cercle proche (famille) puis de fil en aiguille ce cercle s’est agrandi au niveau des amis puis au milieu professionnel. Il va de soi que si l’on excepte la famille, beaucoup nous prenait pour de doux rêveurs, voire pour de sombres idiots… Le temps faisant son office, le nombre de personnes croyant en notre détermination augmenta sensiblement, chacun y allant, toutefois, de sa petite interprétation :

  • Qu’est ce que vous allez faire au bout du Monde alors qu’il y a de si beaux coins en France?

Nous allons voir le maximum de choses sur tous les continents avant de se rapprocher doucement de nos attaches familiales et découvrir en long, en large et en travers, les sites pittoresques disséminés sur notre beau territoire.

  • Et comme ça, vous abandonnez vos filles ?

La remarque qui fait mal ! Nous acceptons volontiers cette critique puisque, quelque part, c’est la vérité… Nos arguments principaux sont que d’une, nous leur avons demandé leur aval et deuxièmement, avec les moyens de communication modernes nous serons toujours (virtuellement) près d’elles.

  • C’est qui l’instigateur de ce truc de fou ?

C’est logique, le monde étant divisé en deux parties, les pour et les contre, il en va de même ici : l’entourage de Valérie pense que c’est Alain le responsable de la future disparition, tandis que du côté d’Alain, on s’évertue à croire que c’est l’inverse ! Pourtant, c’est vraiment une quête commune où il est difficile de nous départager…

  • Cela doit coûter cher ce genre de projet ?

Non, nous ne croulons pas sous l’argent : des situations modestes, pas de richesse familiale, si ce n’est celles du cœur, pas de gain à la loterie… Alors comment ? Patiemment, nous avons économisé euro après franc et ensuite la vente de nos meubles, puis de notre maison ont constitué un petit pécule de sécurité. Mais la richesse n’est-elle que dans le désir immodéré d’argent, l’appât du gain ou la cupidité ?

Et d’autres questions du genre :

  • Et s’il survient un événement familial grave ? Est-ce que vous parlez espagnol ? Est-ce que vous avez des connaissances en mécanique ?  Et si vous êtes enlevés par des extrémistes ?

Enfin tout un tas de questions qui immobilise le commun des mortels dans une vie stéréotypée, orchestré par un matraquage systématique des consciences, dès le plus jeune âge.

Alors non, nous n’avons pas de connaissances particulières en mécanique, ni en espagnol, tout au plus pourrions-nous nous débrouiller en anglais… Le fait d’être kidnappé par un groupuscule de fanatiques ? Oui, c’est flippant ! J’irais pas jusqu’à dire « Inch’Allah » mais s’il faut penser sans cesse à des choses si terribles autant ne rien faire ! Nous avons une devise :

« Pourquoi penser à tous les ennuis éventuels, puisqu’ils surviendront bien assez tôt, tout seul, alors laissons leur le temps d’arriver ! »